CDM 2026 : LES PAUSES FRAÎCHEUR FONT DÉJÀ JASER
Sports - Football
Par : Dan Cuschi BAPTISTE
Grande nouveauté de cette Coupe du monde 2026, les pauses fraîcheur instaurées par la FIFA suscitent déjà la controverse. Présentées comme une mesure visant à protéger la santé des joueurs face aux fortes chaleurs de l'été en Amérique du Nord, elles sont également devenues de véritables fenêtres publicitaires pour les diffuseurs.
Après seulement un match, le débat est lancé. Si ces interruptions permettent aux joueurs de s'hydrater, elles cassent également le rythme des rencontres et alimentent les critiques de nombreux observateurs. Pour beaucoup, elles refroidissent davantage le spectacle que les organismes des acteurs sur le terrain.
La FIFA avait pourtant justifié cette mesure par les conditions climatiques attendues aux États-Unis, au Mexique et au Canada. L'instance mondiale avait également autorisé les diffuseurs à insérer de la publicité durant ces arrêts de jeu, à condition de revenir à l'antenne 30 secondes avant la reprise de la rencontre.
Mais selon plusieurs critiques relayées dans la presse américaine, cette règle n'aurait pas toujours été respectée. Après s'être déjà retrouvée sous pression de l'administration américaine dans l'affaire de l'arbitre somalien Omar Abdulkadir Artan, la FIFA est accusée par certains observateurs d'avoir également cédé face aux exigences des diffuseurs américains. Au moment de la publication de l'article de The Athletic, ni la FIFA ni Fox n'avaient répondu aux sollicitations du média.
Du côté des diffuseurs, on tente toutefois de minimiser l'impact de ces coupures. « Une minute, c'est court (...) il n'y aura ni dégoût, ni départ au moment de la publicité », assurait avant le tournoi à l'AFP Guillaume Charles, directeur des antennes et des contenus du groupe M6. Il précisait que le reste des trois minutes serait consacré au débriefing et à la rediffusion d'images marquantes. « Ces pauses ont été faites pour les joueurs », insistait-il.
Sur le terrain, les sélectionneurs s'interrogent déjà sur les conséquences sportives de cette innovation. Le sélectionneur français Didier Deschamps a résumé le changement de manière imagée : « On joue quatre quart-temps » et non plus deux périodes, comme le veut la tradition du football.
Selon lui, ces interruptions pourraient modifier considérablement la dynamique des matchs. « Si vous êtes dans un temps fort ou que l'adversaire est dans un temps fort, les trois minutes, ça coupe tout », a-t-il estimé. « Ça peut aider si vous êtes moins bien, mais si vous êtes proche de faire plier l'adversaire... »
Une chose est certaine : après une seule journée de compétition, les pauses fraîcheur figurent déjà parmi les sujets les plus débattus de ce Mondial 2026.

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